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Mariage des parents Groseilles !


2010
05.30

Lyon, le 29 Mai 2010

Eh oui, après plus de 20 ans de vie commune, Maman Groseille et Bisousnours ont décidé de se dire oui.

Les mariés devant la mairie

Après une petite semaine de préparatifs, où il a fallu : acheter et préparer de nombreuses victuailles afin de compléter le buffet du traiteur, se rendre plusieurs fois chez l’esthéticienne pour réajuster les ongles de Maman Groseilles, monter jusqu’à Caluire pour récupérer les beaux bouquets confectionnés par Perrine, aider Maman Groseille à réessayer sa robe (ouf, elle rentre toujours dedans, malgré ses craintes !),  effectuer des recherches photos avec Kikou pour finaliser notre exposition du jour J, flâner dans quelques magasins de confection Homme pour dégoter les chemises très stylisées que Rémi et Bertrand porteront,  monter plusieurs fois à la Tour pour préparer la salle de réception et accessoirement résoudre les derniers aléas techniques (Maman avait mal compté le nombre d’invités pour le repas du soir, Rémi a dû utiliser ses connaissances en serrurerie pour récupérer le champagne au frais…)… Bref, heureusement que j’étais venue quelques jours avant le mariage pour assister Maman dans tous ses préparatifs… Finalement, le jour J sera surement plus reposant que les jours précédents !

Le jour J : lever de bonne heure aux Fantasques car chacun avait un planning personnalisé chargé… Tandis que Lala avait rendez-vous chez le coiffeur, (pas pour un chignon mais pour un petit coiffage digne de son nom !), Tino se rendait avec Bisousnours à la Banque pour une affaire hautement prioritaire, Bertrand et Kikou faisaient une petite grasse mat pour récupérer de leur dure semaine de travail et Maman se préparait autant accessoirement (maquillage, bijoux…) que psychologiquement à cette longue journée…

10 heures : rendez-vous pour l’habillage de la mariée… Aucun problème, la robe est fermée sans difficulté, l’étole est attachée et le chapeau (dixit « oiseau » d’après maman) est placé…

10 heures 30 : départ pour la Mairie du 1er.

11 heures : Les mariés attendent patiemment que leurs invités trouvent une place pour se garer (pas facile en plein centre de Lyon !!) et que le précédent mariage se termine.

11 heures 30  : Désormais, tous les invités sont présents dans les escaliers de la mairie.

Alors que certains s’attèlent à prendre des photos, d’autres prennent avec plaisir un brin de soleil lorsque Mme la Maire se présente à la porte de la Mairie pour nous inviter à entrer.

La cérémonie civile commence, Madame La Maire semble très émue de célébrer cette union, et prend donc le temps de personnaliser cet instant.

Ce fût très réussie, car au-delà des étapes « classiques » comme la lecture des articles du Code Civil ou la signature des registres,

nous avons eu droit à une petite présentation de la richesse du 1er arrondissement de Lyon, quartier tant apprécié par nos mariés. D’ailleurs à l’issue de la cérémonie, à défaut de leur remettre le livret de famille (pas encore prêt !) la Maire a offert à Maman et Bisousnours un livre sur le quartier afin qu’ils puissent réviser et/ou approfondir leurs connaissances sur leur cher 1er arrondissement !

L’heure des félicitations et des embrassades arrivent…

Les mariès auront droit à des dizaines de bises de leurs proches, et ils n’ont pas l’air de s’en plaindre !!!

Puis, les mariés rappellent que le cocktail se tiendra au 20ème étage de la Tour de la Part Dieu, et non pas aux Fantaques comme cela avait été initialement prévu ! En fait, après une courte réflexion, l’appartement du 12 rue des Fantasques paraissait bien trop petit pour accueillir tout ce petit monde !! Et croyez moi, les invités ont tout gagné à ce changement de lieu : ils ont conservé la possibilité de contempler la vue sur Lyon, tout en bénéficiant d’un ascenseur et d’un siège individuel !

Le cocktail s’est déroulé dans la joie et la bonne humeur,

Bisousnours, un papa et un papy !

le Champagne était parait-il très bon et heureusement certains se sont improvisés serveur (n’est-ce-pas Momo!!)…

Coté Cocktail, il y avait deux tendances : le côté droit champêtre (pains surprise, toasts divers et variés, mignardises sucrées…) assuré par le Traiteur de la Tour et le côté gauche diététique (légumes crus et sa sauce balsamique, quiches végétarienne ou saumonée, dés de pastèque…) confectionné la veille par deux Groseilles.

Malgré la chaleur dans la salle (il parait que la climatisation était justement en panne  ce jour-là !, mais heureusement, maman avait prévu plus d’assiettes carton que nécessaire, ce qui a permis de  recycler ces dernières en éventail !), les convives ont fait honneur au buffet, puisque vers 14h30, lorsque du départ des invités, nous avons découvert que la plupart des assiettes et des plats étaient vidés. Ouf, car comme à son habitude, maman nous avait fait croire qu’il y aurait beaucoup trop et qu’il faudrait donc manger des mignardises toute la semaine !

Pendant le cocktail, les mariés ont eu droit à un petit discours. Eh oui, c’est la tradition…!

Et puis, quand les enfants ont la chance d’être présent au mariage de leurs parents, ils se doivent de leur préparer quelques surprises… Même si Maman n’a pas cessé de nous répéter « Pas besoin de vous tracasser, ne préparez rien! », je suis sure que les mariés auraient été particulièrement déçus si nous n’avions rien concocté !!! Pour autant, nous sommes restés très soft et croyez moi, aucun secret de famille n’a été révélé !

Kikou, Tino et Lala ont donc relaté quelques épisodes drôles et marquants de la vie des mariés, de la fin des années 80 à aujourd’hui. Même si certains ont peut être trouvé le discours un peu long, sachez que nous n’avons retenu que le meilleur… Car croyez bien que résumer plus de 20 années de la vie de deux Groseilles aurait pu prendre beaucoup de temps ! pour ceux qui le souhaitent, vous trouverez le texte intégral dans l’article qui suit. Nous les lecteurs, nous nous sommes bien amusés en préparant le texte. Et vous les mariés, qu’en avez-vous pensé !?!

Vers 15 h, nous nous sommes retrouvés en comité très réduit dans la salle de réception. Nous avons dégusté les restes, bu les fonds de bouteilles (en effet, tout ce qui sera bu et mangé sur place n’aura pas à être rapporté et surtout remonté au 5ème étage des Fantasques…) autant dire que çà motive… et puis on approchait de l’heure du goûter ?!

Après cette pause, nous avons eu la visite surprise du responsable de la sécurité de la Tour. Non, non, non, il ne venait pour nous demander de faire moins de bruit, il nous proposait une escapade privée sur la  terrasse de la tour. Réjouis, nous nous sommes donc dirigés vers l’ascenseur de la tour, direction le 32ème étage. Puis changement d’ascenseur pour atteindre, je crois, le 39ème étage. Après avoir traversé les couloirs du célébre hôtel Radisson, nous avons emprunté un petit escalier de service (environs 20 marches) pour atteindre enfin la terrasse de la Tour. Attention, ce n’est pas un espace public et aménagé comme certaines autres tours que l’on pourrait trouver dans le monde. Non, rien à voir avec la  célèbre terrasse de l’Empire State Building… Nous étions seuls, pas de touristes japonais aux alentours, pas d’audio-guide ou de panneaux d’orientation pour se repérer dans Lyon… Bref, c’était plutôt insolite ! Mais heureusement, nous étions guidé par deux agents de sécurité bien sympathiques qui nous ont donné quelques informations sur la tour, et qui ont veillé sur nous et sur la mariée pour qu’elle ne laisse pas un talon entre les dalles pas forcément bien aménagées ! En effet cette terrasse n’a pas vocation à recevoir des visiteurs, mais plutôt des antennes téléphoniques !

Les Groseilles et la Famille Benslimene dominent le Grand Lyon

Nous avons donc immortalisé le moment par de multiples photos, nous avons fait le tour de la terrasse pour admirer la grandeur et l’étendue de toutes les orientations du Grand Lyon. Pendant que certains cherchaient des repères (l’appartement de la grand mère, le château d’eau de Parilly, le parc de la Tête d’Or…), d’autres admiraient en silence.

Une fois le tour bouclé, nous sommes redescendus au 20ème étage (c’est déjà haut mais plus rien à voir avec la Terrasse !) pour un petit coup à boire car il faisait toujours aussi chaud dans la salle.

Puis, nous avons testé la mémoire des mariés en leur proposant de compléter l’exposition photo que nous avions préparée avec Kikou.

Explications : nous leur remettions à chacun une photo différente (photo prise entre 1989 et 2010) et il leur fallait, le plus vite possible, placer la photo au bon endroit (c’est-à-dire en face de la bonne année) sur le panneau.

Nous avons bien ri car cela nous a permis de revoir des photos qui sont habituellement enfermées dans des boîtes photos au fond du placard de Tino ! Et puis, nous avons pu également apprécier les changements de chacun !!! Par exemple, c’était rigolo de voir les différentes coiffures de Maman et il faut bien dire que cet élément était un vrai indice pour replacer chronologiquement les photos !

Vers 18 heures, nous avons alors décidé de rentrer nous reposer quelques instants avant d’enchaîner avec le restaurant gastronomique du soir. Nous avons donc dû traverser la galerie de la Part Dieu avec nos plateaux de restes et notre mariée qui redoutait de croiser une de ces connaissances ! Et là, fou-rire général,

Mohamed fait le pitre et essaie de refiler nos restes de légumes crus aux passants de la galerie de la Part Dieu… Imaginez la scène… Vous flânez tranquillement dans les boutiques et là, un gars (un peu joyeux) vous aborde et vous propose de goûter des radis et des courgettes crus (qui ont eu un peu chauds aussi!). Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ? Personnellement,  je me dis, « Encore un dingue » et je me sauve le plus vite possible en courant ! La plupart des abordés ont réagis comme je l’aurais fait ! Sauf un, qui a eu le courage de goûter un chou fleur et une tomate cerise ! Je lui tire mon chapeau, j’ai encore du mal à y croire !

Incroyable Momo !

Enfin, nous avons bien ri (un peu à l’écart quand même) en observant Mohamed faire son show !

Puis vient l’épisode de la voiture ! Pour faire rapide, c’est Tino et Mohamed qui l’avait garée à midi dans le parking. Donc c’était les seuls à savoir à quel étage (il y en a au moins 4 dans le parking du centre commercial) et à quelle place la voiture était garée.  Quand Tino nous avait lâché quelques instants plus tôt pour aller rejoindre Grégory, il nous avait laissé le ticket mais ne nous avait pas indiqué la place de la voiture. Nous comptions donc intégralement sur la lucidité et la mémoire de Mohamed pour pouvoir repartir autrement qu’à pied ! Et là c’est le drame ! Sa lucidité avait été bien entamée par le champagne et sa mémoire aussi d’ailleurs ! Puis Momo continuait son show avec les légumes crux, mais cette fois-ci, en arrêtant les voitures qui arrivaient pour se garer !!!

Bref, ras le bol de faire le tour du 2ème étage du parking ! Maman, Kikou et Inès et moi, nous avons choisi de nous tasser dans la petite voiture bleue de Kikou et de laisser les hommes et Faten continuer leur recherche… Ils auraient pu appeler Tino, mais pas de réseau dans le parking ! Enfin, environ 30 minutes plus tard, la voiture a finalement été retrouvée au niveau 3 !!! Comment ? je ne sais pas, j’étais alors déjà loin !

Arrivée aux Fantasques, nous nous sommes reposés, douchés, préparés pour la grande soirée qui nous attendait. En effet, ce n’est pas tous les jours que l’on a rendez-vous dans un des salons privés du grand Hôtel « The Radisson » !

21 h : Nous arrivons au 32ème étage de la tour et prenons la direction du bar pour attendre les retardataires. Une coupe de Champagne pour certains, une bonne dose de Suze pour Mamy Groseille, un jus de fraise pour Maman, Lala et Bébé et des bières pour les gars… et en accompagnement de drôles d’amuse-gueules de toutes les couleurs (rouge, vert, bleu) au goût bizarre ! Des biscuits japonais je suis sure !!!

22 h : Nous investissons le salon jacobin

et c’est la remise des cadeaux. Maman n’en peut plus d’attendre… Elle avait aperçu l’emballage et se faisait toutes sortes d’idées sur le potentiel objet qui se trouvait à l’intérieur ! Il était donc temps de percer le mystère ! Maman a reçu une bague Hermès, assortie au bracelet que nous lui avions offert à Noël et qu’elle adore. Quant à Rémi, il voulait remplacer son petit stylo Mont Blanc par le stylo Bohème ! C’est désormais chose faite !

Foie Gras aux morilles et son milkshake aux asperges !

Foie Gras aux morilles et son milkshake aux asperges

Ecrevisses aux petits légumes

Queues d'écrevisses aux petits légumes !

Nous enchainons les plats, les mises en bouches, les vins pour ceux qui boivent !!!

Une des multiples mises en bouche ! Attention, le couteau ne se mange pas !

Une des multiples mises en bouche ! Attention, le couteau ne se mange pas !

Tout est très bon, raffiné et copieux (puisque personne ne s’est plaint d’avoir encore faim après les 7 ou 8 assiettes que l’on nous a apportées !)

Le repas se déroule dans la bonne humeur avec les divertissements proposés alternativement par Florent et Mohamed…

Vers 1 h du matin, ouf, le repas est fini, personnellement je n’en peu plus, j’ai trop mangé ! je n’ai alors qu’un envie, c’est d’être téléporté directement dans mon lit ! Mais avant le lit, il y aura forcément les 5 étages des Fantasques à monter ! Ca aide à digérer n’est-ce-pas !!!!

Nous remercions encore une fois les mariés pour cette magnifique journée, Madame Météo pour le soleil et partons nous réfugier dans les bras de Morphée pour quelques heures.

Lala

Témoignage des Enfants Groseilles aux Parents Groseilles


2010
05.30

Témoignage lu le 29 mai 2010.

Ne vous inquiétez pas, nous n’allons ni vous raconter les mensurations de nos chers bambins à la naissance (les mamans sont là pour le faire éventuellement), ni vous conter leurs exploits scolaires ou leurs premiers colonies de vacances (d’ailleurs nous n’en savons rien)…

Non, nous allons plutôt vous parler de certains détails anecdotiques qui ont constitués leur vie ensemble ! Nous avons sélectionné ces morceaux de vie en particulier car c’est ceux là que nous avions envie de nous remémorer avec vous aujourd’hui ! Pour autant, ces souvenirs que nous allons vous raconter sont issus de nos mémoires d’enfants, alors si la vérité est interprétée ou déformée, ne nous en voulez pas !!!

Alors…

A la fin des années paillettes et…, Rémi, tu étais toujours à la tête de SOS Dépannage, pour certains, vous vous souvenez surement des porte-clefs vous rappelant que 7J/7 et 24H/24, vous pouviez boucher vos toilettes ou vous enfermez dehors avec les clefs sur la serrure, Super Rémi était là pour vous sauver !

Eh oui, Rémi, combien de fois as-tu dû aider Mme Cerise a vidangé, les pieds dans l’eau,  sa machine à laver ? Et Mr Tartanpion qui ne pouvait pas faire autrement que de claquer sa porte blindée sans avoir vérifié au préalable qu’il était bien en possession de sa clé magique ! C’est surement grâce à ta disponibilité, à tes astuces et à ton efficacité à toutes épreuves, que les clients ne manquaient pas ! Mais tu étais bien loin des 35 heures !!!

Toi, Maman, tu étais déjà au service des autres, travaillant dans un centre hospitalier, à l’accompagnement des familles de malades, tu les écoutais avec beaucoup de respect et d’attention, et tu les assistais dans toutes les lourdes démarches administratives. C’est très certainement grâce à ta patience et à ton dévouement que tu as démarré une carrière sociale qui aujourd’hui a très largement porté ses fruits…

Après une rencontre dont vous seuls avez le secret (désolé pour les curieux !), vous vous êtes installés quelques mois dans la périphérie lyonnaise avant d’investir un petit appartement rue Lacassagne. Et là, j’imagine que c’est la découverte l’un de l’autre, l’apprentissage des attentes de chacun, le partage de la vie en famille avec 4 enfants (2 fois 2 égal 4).

Fin des années 80, alors que François Mitterrand entame son deuxième mandat, que le mur de Berlin s’effondre et que Rock Voisine remporte un vif succès avec son titre Hélène, vous décidez de nous installer à la campagne. Direction Les Monts du Lyonnais, à 50 kilomètres de Lyon, là où il est encore possible d’investir dans une maison à un prix raisonnable. Ce sera finalement Saint Laurent de Chamousset, chef lieu de canton, 1601 habitants et tout autant de vaches et de poules.

Vous achetez une maison ou plutôt un ancien bar brasserie (on le savait aux traces laissées sur la façade), sur trois étages, mais… au moment du déménagement, il n’y a qu’une pièce qui est à peu près accessible…  Et pourtant vous êtes presque les seuls à voir dans cette maison, plutôt en ruine, il faut le dire, un réel potentiel : plusieurs chambres réparties sur 3 niveaux, un salon, une salle à manger, une buanderie,  une grande pièce au dernier étage avec mezzanine (ça ce sera plus tard), salle de bain privative, petit salon et bureau isolé, un petit jardin fleuri (peut-être une piscine, à voir…)

C’est donc des projets plein la tête que vous nous embarquez à la campagne et la suite de l’histoire nous montrera d’ailleurs que vous aviez bien raison d’y croire !

Rémi, tu changes irrémédiablement de chemin professionnel, c’est l’ascension de l’informatique et cela tombe bien. Tu te lances courageusement et à corps perdu dans une autoformation qui portera rapidement ses fruits. Un puis deux puis trois ordinateurs investissent notre quotidien. Puis vient l’avènement d’Internet et c’est là qu’on se dit « Rémi a eu du flair ! ». En parallèle de ton nouveau statut de salarié, tu continuas à te former tout au long des avancés technologiques, tu nous initias tous aux joies mais aussi aux aléas de l’informatique (fallait souvent rattraper les bugs dont nous étions parait-il à l’origine !!! Désolée !). Tu créas des petits logiciels qui partiront par voie postale aux 4 coins de la France…  D’ailleurs, que ceux qui n’ont pas encore entendu parler du logiciel « Alphabet » ou « Codes postaux » se dépêchent de se connecter sur le www.levraut.com.

Maman, quant à toi, tu as trouvé rapidement un nouveau job à seulement 5 kms de la maison, dans un grand centre de rééducation, où tu continuas à apporter ton aide, ta disponibilité et tes nombreuses compétences aux malades et à leurs familles. Avoir trouvé ce boulot à seulement quelques kms de la maison est une aubaine, tu pouvais alors concilier vie professionnelle et vie de famille ! Pour autant, tu travaillais du lundi au vendredi. Alors compliqué quand notre école primaire commençait tout juste son expérimentation du système à 4 jours ! Tu as pourtant trouvé une solution, et tu nous as dégoté des nounous plutôt atypiques…  qui ont, rapidement je crois, été remplacées par les grands parents ! Ouf !!!

Coté maison, pendant plusieurs mois c’était camping et travaux. Qui a osé dire que vous n’aimiez pas le camping ? Ce n’est pas parce que maintenant, plus de 20 ans après, vous partez systématiquement en vacances dans des hôtels chics en répétant : « Le camping, ce n’est pas pour nous », que vous n’en avez jamais gouté les joies et les désagréments… Croyez-moi tous ! A l’époque, c’était dodo dans la même pièce, chauffage avec un micro radiateur et repas au réchaud… il n’y a que le dimanche, lorsque la famille se retrouvait au complet, que maman improvisait un vrai repas : bœuf carottes ou pot au feu, cela dépendait des trouvailles ! Mais que de bons souvenirs pour ceux qui aimaient les os à moelle préparés en tartine par Rémi!! Je n’en dis pas plus, les concernés se reconnaîtront !

Motivés, Rémi et tes copains, vous cassez tout ce qu’il peut rester des anciens propriétaires de la maison… je ne peux alors vous dire combien de kilo de gravas ont été expédiés vers la déchetterie ! il a fallu également que Rémi trouve des solutions ingénieuses pour expulser les gravas hors de la maison… C’était assez créatif d’imaginer une poulie avec un seau au bout d’une ficelle!!!

Mais très rapidement, la maison prend forme, Maman, tu t’attèles à dénicher les composantes de notre futur intérieur… C’est d’ailleurs peut être de là qu’est apparu ton plaisir, qui deviendra plus tard une réelle passion pour la décoration. Bref,  un nouveau carrelage est posé, des cloisons sont montées, les parquets sont vernis, la cuisine est installée, les peintures sont entièrement refaites et enfin le premier et le deuxième étage sont entièrement et confortablement habitables. Pour le troisième niveau, il faudra attendre quelques années de plus pour que la grande pièce dont je vous parlais plus haut soit finalement achevée. C’était une réelle réussite surtout lorsqu’on pense qu’à la base c’était un grenier ! Mais ce grenier, de plusieurs dizaines de m2, était très apprécié par les enfants, car avant de devenir l’appartement privé des parents, il a été le lieu de nos premières boums !

Pendant environ 10 ans, vous avez profitez comme de vrais ruraux de la vie à la campagne. Eh oui, je sais que pour ceux qui ne les connaissent que depuis quelques années cela peut être difficile à croire !

Vous vous promeniez très souvent au marché aux bestiaux, c’était facile en même temps car à Saint Laurent, chaque semaine, de nombreux agriculteurs venaient présenter leurs poussins, leurs lapins, leurs cochons, leurs vaches !!! Je vous rassure, même s’ils pouvaient éprouver du plaisir à se promener sur la place du marché, ils n’ont jamais cédé à la tentation d’investir dans un quelconque animal de ferme. Les seuls animaux que nous avons eu à la maison, c’était un chien et des chats. Mais attention, question chien, ce n’était pas un caniche ou un bouledogue français ! Tant qu’à faire, autant y aller ! Pour ceux qui s’y connaissent, c’était un bobtail, un chien qui une fois adulte fait à peu près la taille d’un poney ! Maman, tu avais décidé de te le faire offrir encore bébé, tout petit, tout mignon, le poil presque ras… Mais c’est comme tout, cela grandit vite ! Et il a donc fallu investir dans un équipement de coiffeur pour la coupe coupe du chien, et organiser très vite des « pèlerinages » dans les champs alentours pour faire courir ton Fidji (c’était son nom). En même temps, on prenait tous l’air et cela ne nous faisait pas de mal !

Pendant que Rémi, tu déployais l’informatique dans le village (eh oui, imaginez vous au début des années 90, c’était un réel bonheur pour les villageois de pouvoir se faire installer un ordinateur chez eux et surtout d’être quasi assuré d’un dépannage rapide en cas de fausse manip! Car nous n’étions pas les seuls à générer des bugs !!!), Maman, tu t’adonnais à faire de ton jardin un musée botanique. Ton jardin (que j’envie encore aujourd’hui, surtout lorsque je constate avec désarroi que mes dahlias ne seront jamais aussi beaux que ceux de mon enfance !), était continuellement en fleurs, été comme hiver, tes bords de fenêtres faisaient de très nombreux envieux et d’ailleurs l’équipe municipale en charge du concours des maisons fleuris n’avait même plus besoin de se déplacer pour savoir à qui attribuer le premier prix ! Question potager, ce n’était pas vraiment ton truc, tu préférais arpenter le marché pour les petits légumes plutôt que de t’astreindre à faire pousser des salades ou des haricots verts. Et puis l’avantage du marché, c’était qu’il y avait toujours quelques marchands de fripes pour faire des affaires !!! Mais sinon rassurez-vous elle répondait toujours présente lorsque ses connaissances lui proposaient de récolter les haricots verts pendant les vacances ! Et oui, pour les citadins, sachez que les plants de haricots verts donnent énormément en août, juste au moment où la plupart des ménages français partent en vacances !!! Pas de chance ! Enfin pour nous, cela signifiait un mois d’août avec haricots verts au menu, mois d’août qui pouvait même se prolonger en hiver grâce au congélateur !

C’est également pendant ces années que vous vous êtes investis fortement dans la vie associative. Vous avez été des éléments incontournables de l’association des parents d’élèves de notre école communale. Vous participiez activement à l’organisation de la soirée Merguez ou du rallye annuel, à l’animation de la fête de Noël…  Eh oui, pendant que Maman tenait la buvette et vendait les gâteaux qu’elle avait auparavant cuisinés, Rémi s’occupait entre autre de la technique afin de permettre aux enfants de chanter et de danser en lumière ! Et à la fin du spectacle des enfants, nous avions toujours la joie de voir les parents sur scène… Quelles parties de rire ! Et vous participiez toujours activement à ce défi : pièce de théâtre, sketchs improvisés, chants… D’ailleurs, cela me rappelle qu’une année, Rémi a dû se mesurer à Michel Blanc sur un air célèbre… Je vous assure que Michel n’avait qu’à bien se tenir car l’interprétation d’ « Etoile des neiges » par Rémi  était mémorable. Alors, si vous n’avez jamais eu l’occasion d’entendre Rémi chanter,  n’hésitez pas à lui demander un de ces jours !

En 1993, soit quelques années après votre installation à Saint Laurent, la famille s’est à nouveau agrandie avec l’arrivée du petit Valentin. Le quotidien en sera forcément perturbé, mais finalement pas tellement !

Les grandes sœurs grandissent, les temps libres seront au fur et à mesure rythmés par de nouvelles occupations : concours d’équitation, concert de la Soleillée, spectacle de gymnastique, soirée avec les copains… et comme Maman, certainement traumatisée par les patients accidentés qu’elles fréquente quotidiennement dans son boulot, n’a jamais voulu offrir à ses filles un moyen de locomotion à moteur pour leur permettre d’être autonomes, l’époque « taxi » commence car pas de métro et pas de tram dans notre petit village. Les allers et retours s’enchaînent et vous avez tous les deux assurés même si cela vous demandait beaucoup de temps ! Il y a quand même fallu faire quelques allers retours en vélo ! Et le vélo à Saint Laurent c’était pas toujours une partie de plaisir !

2002, à l’heure où la nature, le bio, la campagne reviennent au goût du jour, vous avez choisi de retourner à vos racines : la ville de Lyon.

Même si une certaine nostalgie vous a envahis au moment de quitter notre grande et belle maison rose aux volets bleus, c’est avec détermination que vous investissez dans votre appartement des fantasques. Et cette fois-ci, plus question de faire les travaux vous-mêmes… Est-ce le souvenir de la poussière omniprésente pendant de longs mois, ou alors la fatigue de l’âge qui malgré tout avance, qui vous a fait opter pour la solution de l’entrepreneur en bâtiment ? Je ne sais pas, mais ce qui est sur c’est que même avec un chef des travaux, il aura fallu beaucoup d’énergie et de temps pour construire le nid douillet que certains ici connaissent.

Maman, tu as profité de ce départ pour changer de travail, tu quittes ton poste d’Assistante Sociale à l’Argentière pour de nouveaux challenges à l’APF. Ce poste, nouveau pour toi, tant en terme de contenu que de responsabilités, nécessitera un investissement personnel très important. Et l’on peut dire quelques années plus tard, que ce défi a été relevé avec grand succès.

Rémi, quant à toi, tu as aussi la bougeotte, tu as changé plusieurs fois de boulot mais en confirmant ton goût pour l’informatique. Tu as même obtenu ton diplôme d’ingénieur que tu méritais depuis longtemps.

Les enfants ont grandis, les filles ont quitté la maison pour voler de leurs propres ailes et vous avez trouvé de nouveaux projets pour remplir votre quotidien (qui entre nous était déjà pas mal chargé entre le boulot, le boulot et le grand Tino !…) Mais bon, vous avez choisi entre autre l’immobilier. Après vous êtes fait la main sur le territoire français (Les Orres), vous avez décidé de vous exiler vers un autre paradis que vous aviez découvert lors de vos vacances en solo ou en famille… L’Espagne ? Non, trop touristique ! Cuba ? Ah non, vous n’aimez la dictature ? L’Italie, euh non les Italiens sont des machos ? Le Portugal, ah non, vous ne parlez pas portugais ? Les Antilles, la mer, c’est de la soupe pour Rémi ? Les Etats-Unis, la vie coûte trop cher et maman, tu ne comprends toujours pas ce qu’est le Diet Coke ? La Pologne, les locaux ne sont pas sympas, surtout dans les magasins ? La Tunisie ? Ah oui, c’est bien çà… Aujourd’hui, vous vous attelez à vous faire construire une belle et grande maison pour pouvoir y accueillir famille et amis dans les prochains mois, euh non pardon dans les prochaines années !

Eh au fait, pourquoi la Tunisie ? A t’écouter maman, c’est parce que la mer est verte, l’architecture blanche et bleue et les poteries multicolores, ou parce que les locaux sont accueillants et sympas (le surnom  qu’ils ne cessent de prononcer « Ma gazelle » te plairait-il ?) ou encore est ce parce que c’est totalement dépaysant comme contrée, là tu peux enfin oublier tes soucis ! Et toi Rémi, est ce parce que tu aimes les Tunisiens, les chameaux, la piscine et les souks où tu peux exercer sans modération ton art de la négociation ? Sans rire, je pense que c’est grâce à certains de vos amis que je ne nommerai pas ! Bref, tout çà pour dire que la nouvelle décennie 2010 – 2020 s’annonce encore riche en nouveauté… Finie la campagne, la ville et à vous l’Afrique !

Nous allons arrêter notre récit à la Tunisie, puisque partis de la fin des années 80, nous voilà déjà en mai 2010.

29 mai 2010 pour être précis… Ce jour que vous avez choisi pour vous dire oui officiellement devant nous tous. Certains pourront dire : « Vous avez mis le temps » mais en fait c’était pour prendre une décision sage et murement réfléchie, n’est ce pas !?

Nous vous souhaitons de trouver encore de multiples projets à réaliser ensemble, des projets grands ou moins grands, fatiguants ou non, intriguants ou classiques, bref des projets qui vous ressemblent !

N’oubliez pas la lampe de l’Amour ne peut continuer à briller que grâce à l’apport continuel de petites gouttes d’huile ! Et que s’il n’y a plus de gouttes d’huile, il n’y aura plus de lumière !  Mais, quelles sont ces gouttes d’huile pour votre lampe ? Elles sont les petites choses de la vie de tous les jours, tous ces événements et ces projets que vous saurez imaginer, murir, abandonner ou construire au fil des années comme vous avez d’ailleurs su le faire jusqu’à présent !

Encore Félicitations et longue vie à vous deux !

De retour de Zarzis… Je vais en profiter pour présenter ma deuxième fille Kikou Groseille !


2010
05.22

Et oui je viens de passer 1 semaine à plein temps avec elle et Bisounours  dans notre chère Tunisie ! De retour, j’ai encore le moral un peu bas : le ciel toujours bleu, la mer turquoise, la chaleur et la gentillesse de nos amis tunisiens me manque déjà ! Enfin je suis sûre que j’y retournerai puisque notre maison monte…

En vrai je n’ai pas encore réalisé que j’allais être propriétaire d’une grande  maison, avec vue sur la mer et petite piscine bleue. Je ne pensais plus cela possible, d’ailleurs  je n’y crois pas encore totalement ! C’est encore un beau rêve !

Alors Pauline dixit Kikou (petit clown amovible du livre qui a aidé Charlotte à apprendre à lire avec maman, je dois encore l’avoir dans un carton ?) est une jolie jeune fille dont la première particularité est son grand, grand coeur ! Rien ne lui fait plus plaisir, que de faire plaisir à tout un chacun. Elle aurait voulu devenir assistante sociale, non pas pour faire comme maman mais pour aider son prochain. Maman Groseille l’a incité à faire mieux, elle qui a eu son bac à 17 ans… et qui a appris à lire sans que personne ne s’en rende compte !

A l’école Kikou a passé toutes les étapes sauf  le CP dont on l’a dispensée, parfois en peinant un peu du fait de son jeune âge et de sa petite taille, mais en réussissant comme les plus grands !

Elle est aujourd’hui titulaire d’un master 2 de management des structures médico sociales et démarre une brillante carrière ! Elle va d’ailleurs bientôt commencer son 2° emploi de chargé de mission, dans un dispositif s’adressant à des personnes ayant des conduites addictives. Regrettera-t-elle  encore longtemps  le diplôme d’assistante  sociale ??  En tous les cas, elle a bien devancé maman groseille qui a attendu 20 ans pour obtenir le même niveau d’études qu’elle !

Kikou est très indépendante, elle s’est aménagé depuis un an,  un petit nid en hauteur et  à sa taille qu’elle a décoré avec beaucoup de goûts ! Maman groseille aurait bien voulu la garder plus longtemps à la maison mais Kikou a pris son envol… Elles restent très proches du fait qu’elles habitent dans la même ville et qu’elles travaillent dans le même secteur. Elle est très sérieuse dans son travail (je vous rappelle que ceci est une caractéristique des Groseilles) et tout le monde peut compter sur elle.

Juste un petit défaut (il en faut bien un) : elle est souvent, pour ne pas dire toujours en retard et bien d’avantage que le quart d’heure lyonnais ! Ceci désole son frère Tino qui comme Bisounours est souvent en avance. J’oubliais elle est aussi de très mauvaise humeur au lever, quelle que soit l’heure ! Mais cela ne dure pas !

Kikou aime rencontrer des amis, tenter des expériences (par exemple essayer un nouveau sport) qui ne ne durent pas toujours très longtemps ! Elle croque la vie et a bien l’intention d’en profiter !

Comme sa maman elle aime ce qui brille. C’était la petite protégée de Papi Robert qui doit veiller encore sur elle ? Elle l’a beaucoup entouré jusqu’à la fin et elle peut en être fière !

Petite deuxième de la famille deviendra grande et finalement elle montre qu’elle n’a pas trop souffert de sa foutue place du milieu !

Retenez son grand cœur mais n’en profitez jamais !

Je l’adore et j’en suis fière, tout comme de sa sœur ainée et de son frère cadet qui aura bientôt la chance d’être dépeint par maman Groseille. A bientôt pour cette nouvelle peinture.

Anne dit maman Groseille !

Premier message tardif … mais la série commence…


2010
05.20

Bonjour les Groseilles,

Mon premier message sur ce blog exceptionnel… Moi aussi profiter de cet immense privilège.

Je commence par féliciter chaque petite groseille, pour la qualité des articles, des images ainsi que pour la réactivité à répondre et donner des nouvelles;

Je ne reviens pas sur les magnifiques photos de voyage, je partage les nombreux compliments faits sur les carrelages tunisiens et j’adhère entièrement à l’admiration de tous devant le petit poulain de Marion… même si son nom est curieux… Arsouille de Kiss…

J’ai hâte de pouvoir moi aussi donner des nouvelles importantes (photos de voyage … vivement les vacances… ou naissance d’un petit bébé … vivement juillet)… En attendant il n’y a que du boulot, pas très rigolo, pas franchement toujours intéressant, bref PAS GROSEILLE pour deux sous.

Je profite donc du site pour diffuser ma première nouvelle. Je l’ai écrite il y a quelques années puis je l’ai reprise récemment pour pouvoir la diffuser.

Elle se lit en une seule fois… la prochaine sera en plusieurs épisodes.  Profitez déjà de Normandie…

Bertrand

Normandie !


2010
05.20

Omaha Beach

Normandie

Voilà maintenant une heure que nous avons débarqué en Normandie. Je viens de parcourir en courant dans l’eau, les cinquante mètres qui menaient de la barge à la plage. Chaque seconde, j’ai l’impression de risquer ma vie et je ne parviens pas à détourner mon regard de tous les corps et des blessées qui jonchent la plage. Depuis maintenant une demi-heure, j’ai perdu de vue tous mes camarades avec lesquels j’ai enduré la traversée de la Manche. Ils sont perdus au milieu de la fumée, de la poussière ou alors ils ont déjà rejoint à terre les autres camarades blessés ou tués dont les râles tentent vainement de couvrir le bruit des mitrailleuses.

Je commence à peine à réaliser qu’au milieu de toutes ces armées et des combats, je suis en train de vivre enfin un de mes plus vieux rêves : revenir sur les plages normandes que je connaissais si bien étant enfant. Sans encore en être vraiment conscient, je suis en train de revoir la Normandie, berceau de mes meilleurs souvenirs ; il est étrange qu’en même temps  j’assiste à la destruction de ces paysages si chers à mes rêves et à mon enfance.

Il semble que toutes ces années passées loin de mon Cotentin natal, je n’ai vécu que pour ce moment là. Depuis quelques minutes, déjà, je cherche, sans parvenir à les retrouver, à ressentir la multitude de sensations et d’odeurs enfouies dans ma mémoire.

La dernière fois que j’ai foulé cette terre, j’avais quatorze ans. Depuis, des évènements historiques se sont produits dans mon pays natal alors que moi je me trouvais loin avec mes parents aux Etats-Unis ; j’ai traversé une adolescence ni originale ni très joyeuse et j’ai beaucoup oublié du temps où nous vivions dans une la chaumière familiale ; d’autant plus qu’en Amérique, mes parents ne se montraient pas très enthousiastes à parler du temps de la Normandie. En revanche, moi, je n’en ai toujours gardé que de bons souvenirs et il semble que chaque fois que mon père évoquait le climat difficile ou se rappelait le mauvais caractère de ces paysans rustres et incultes, moi je revoyais la beauté de la mer sous un ciel d’orage et je me rappelais le sourire de gens simples et bons, des paysans forts et fiers de cultiver leur terre ancestrale. Je ne saurais plus décrire la ville où nous habitions ni même la maison où j’ai commencé à apprendre le français, à écrire, et malheureusement… à entendre mes parents rêver de l’Amérique. Je ne saurais pas dire non plus en quelle année ils ont commencé à nourrir ce projet prétentieux d’émigration ; quel âge pouvais-je avoir lorsqu’ils ont commencé à me distiller presque quotidiennement cette image insensée, ce portrait idyllique des Etats-Unis ? Mes parents, il me faut le reconnaître n’étaient pas moins paysans que leurs voisins. Mon père avait appris un peu l’anglais grâce à un ami bourgeois. Un ami… En vérité, il s’agissait plus de pitié. Je dirais même que mon père était devenu l’objet à se donner bonne conscience d’un ancien gars du pays qui assumait mal socialement sa fortune acquise par un mariage avec une parisienne de bonne famille. Possédant de mieux en mieux la langue de Shakespeare, une folie des grandeurs prit mes parents : le petit couple normand allait faire fortune dans le nouveau monde poussant même le ridicule et l’attachement aux symboles futiles à se convertir au protestantisme avant de traverser l’Atlantique.

Je ne saurais décrire précisément ce que je ressentais lorsque je les entendais, adolescent. Ma lucidité et mon mépris pour les petites gens qu’étaient mes parents sont venus bien plus tard. J’ai tout oublié d’eux. Je ne pourrais pas jurer aujourd’hui que ma mère ne m’ait jamais embrassé. Il me paraît aujourd’hui que ma mère, c’est cette plage, cette Normandie, riche et humide et si verte.

Cette crique que je ne pourrai jamais oublier où je venais jouer et m’isoler ; loin de mes camarades de classe qui me prenaient tous pour un maladroit, je me promenais seul sur cette corniche. Je devenais ici un modèle de liberté. Il m’arrivait de chanter. Je chantais juste. Je chantais fort. Je hurlais. De ces rochers, je savais plonger, nager et battre des records d’apnée. Je pouvais m’inventer un monde où j’étais tantôt simple pêcheur et tantôt un grand soldat blessé et méritant ; mais la plupart du temps, je ne pensais à rien de précis, et j’admirais, assis sur les rochers, le paysage, laissant courir à leur gré mes rêves et mes réflexions. Je m’entraînais aussi à capter la moindre odeur, à entendre tous les bruits marins et terrestres audibles sur la côte et je me plaisais à sentir au maximum la pluie battre mon corps et mon visage.

Depuis, le temps a passé sur mes souvenirs. Il les a polis, arrondis et rendus plus grossiers, plus simples ; mais ni la rencontre de Jenny à Denver, ni mon entraînement dans l’armée américaine n’a pu me faire oublier ces moments où la pluie séchait mes larmes d’enfant, le sable nettoyait mon corps et où, pendant des soirées entières, je me faisais croire que j’étais le gardien de la plage et que les passants étaient des étrangers venus visiter mon royaume marin.

Bien entendu, je garde tous ces souvenirs pour moi. Je raconte rarement les jeux que j’avais, enfant ; tous les hommes, et peut être même les femmes, se sont fabriqués des jeux, des histoires qu’à cause de leur imagination leur esprit d’enfant n’était jamais très loin de croire. Seulement tous et toutes feignent le contraire. Je suis sûr que si je confiais ces secrets aux distingués soldats américains et britanniiques qui sont à mes côtés, ils se moqueraient grossièrement de moi. J’entends déjà leurs réflexions subtiles : des « moi, j’avais pas des jeux de pédés », ou alors « moi j’avais des potes et on jouait à des jeux normaux, je restais pas tout seul comme un con ». Je leur souhaite d’ailleurs de mentir, car s’il est vrai qu’ils n’ont joué qu’à des jeux normaux et qu’ils n’ont jamais écouté et joué avec leur imagination, alors ils n’ont probablement jamais joui autant que moi de leur enfance. Des jeux normaux… Qu’est ce que ça veut dire ?  D’ailleurs, je dis ceci des soldats parce qu’ils sont à coté de moi en ce moment, mais la chose serait vraie de n’importe quel homme. La solitude est devenue de nos jours une maladie honteuse, alors qu’elle n’est risible que si l’intéressé la subit et se montre incapable d’intéresser quiconque. Mais, si cette solitude est voulue et recherchée, il n’y a rien de ridicule à aimer s’isoler un petit peu.

Mais je préfère me taire : en conversation, les soldats sont plus amusants à écouter : à les entendre, ils ont toujours été tellement sociables qu’ils n’ont jamais été seuls de leur vie. Ils n’avaient pas que des amis, mais leurs ennemis étaient si rapidement écrasés et leurs amis leur étaient si dévoués qu’ils ont traversé avec succès la série d’épreuves incroyables qu’ils ont connues au cours de leur existence. Si on discute un peu plus longtemps avec ces héros, on s’aperçoit vite qu’à mesure que les années passent, l’âge prétendu de leur dépucelage s’avance et leurs performances ce jour-là deviennent de plus en plus remarquables. Ce qui permet de supposer que les militaires américains à la retraite ont tous eu leur première expérience entre dix et douze ans. Il est aussi probable que toutes les Américaines ont participé à satisfaire cette grande armée tant les conquêtes de chaque soldat sont innombrables. Comment expliquer à ces précoces bêtes de sexe mythomanes que moi, quand j’avais treize ans, j’aimais être seul, que j’avais assurément plus d’amis que d’amies ; et que j’ai attendu l’âge de vingt-deux ans pour faire ce que d’autres prétendent avoir fait à neuf ou dix.

Ces soldats et moi sommes différents, mais ce sont des gens  bien, ils sont dévoués, serviables et bon camarades. Ils m’ont tous beaucoup aidé lorsque j’ai débarqué, novice dans leur armée. Le romantisme d’un petit Français qui s’engageait seul dans l’armée américaine pour se battre et regagner son pays perdu plaisait à leur conception idéale, héroïque et un peu dramatique de la vie.

Ils ont tous une profonde tendresse au fond d’eux et leur accent et leur air de cow-boy contrastent avec leur attachement sincère à des valeurs d’amour, de fidélité, à leur religion et même à leur patriotisme convaincu et leur sens de la justice.

Refouler le sable des plages normandes, me rappelle également la quiétude et l’insouciance que j’ai eu si peu l’occasion de goûter en Amérique. La préparation mentale au débarquement que nous avons connue n’a fait qu’exciter mon envie de renouer avec la douceur de ces moments. Depuis une heure, donc, je cherche les senteurs humides que je peine à me rappeler. Il faut reconnaître que les odeurs marines ont laissé place à celles agressives de la poudre. Le crachin matinal sur le visage ne procure plus la même sensation derrière un casque et sous les épais uniformes. Quant au vent dans les feuilles et aux chants d’oiseaux, ils ont été anéantis par les mitrailleuses ennemies qui, sur les plages voisines, comme pour encore souligner leur autorité, crachent encore leurs aboiements plombés sur  notre terre meurtrie.

Mais, peu à peu, je me rends compte que la disparition de ces bruits, de ces odeurs, de tous ces plaisirs simples que mon esprit d’enfant, puis le temps, ont certainement embellis ne sont qu’une partie infime du bouleversement qu’ont connu ces rochers.

Les mouettes, le bruit calme de vagues gorgées d’écumes, les grillons au loin appartenaient au paysage, mais leur présence jadis n’attirait pas l’attention des passants. Curieusement, il faut d’ailleurs qu’ils aient disparu pour que je comprenne aujourd’hui l’importance de leur rôle dans l’amour que j’éprouvais pour cet endroit.

Mais non, le vrai bouleversement est tout autre : il est indescriptible et irréversible : cette crique jusque-là connue seulement d’une centaine d’habitants, et dont le nom n’était cité que par quelques amants qui s’y fixaient des rendez-vous le soir, figurera désormais sûrement dans des livres d’histoire. Et ceci est vrai quelle que soit l’issue de la bataille ; nous savons bien que même si nos troupes sont repoussées par la Wehrmacht, l’Allemagne nazie triomphante ne résistera pas à la fierté de montrer à ses jeunes enfants comment son armée a repoussé le plus grand débarquement de l’Histoire humaine.

J’ai beaucoup de mal à réaliser : ces rochers qui n’ont été jusqu’ici que le théâtre de quelques petits baisers volés la nuit ou d’arrestations de contrebandiers, connaissent aujourd’hui l’une des plus grandes batailles de l’Histoire. Habituée depuis la nuit des temps à l’eau de pluie, cette terre qui avait même oublié avoir bu le sang de ses enfants qui, il y a des siècles, l’ont défendue contre les envahisseurs anglais ou vikings. C’est aujourd’hui le sang de milliers d’humains qu’elle doit ingurgiter ; des occupants, étrangers, qui se battent contre d’autres, aussi étrangers, venus la libérer. Autrefois, les baigneurs étaient à l’abri du reste du monde dans un endroit discret et inconnu ; aujourd’hui, des personnes venues de l’autre bout du monde s’y battent, y installent des campements. Certains donnent des ordres, d’autres vocifèrent. Ceux qui ne tombent pas obéissent ; les autres crient, troublant encore à chaque fois un peu plus la tranquillité naturelle de ce lieu. Cet endroit n’est plus normand. Il n’est devenu ni américain ni allemand : il est mondial. Et c’est encore plus triste.

Moi, ça m’est égal. Il restera mien.

Les survivants blessés et immobilisés à terre derrière la ligne de soldats qui avance pleurent. Ils pleurent sur un parent, sur un camarade mort ou disparu, ou tout simplement sur leurs propres blessures. J’observe ce spectacle désolant depuis un petit abri que je me suis déniché à l’écart des troupes. Dans une anfractuosité des rochers, je suis assis et prends peu à peu conscience que je ne parviendrai pas à retrouver cette si douce solitude d’autrefois, que cette plage est définitivement marquée empreinte de violence et de mauvais esprits. L’Histoire y a laissé sa marque de façon indélébile et plus rien ne sera comme avant. J’entame la flasque de whisky que je portais sur moi depuis les Etats-Unis. Je m’étais promis de ne la déboucher qu’une fois débarqué en Normandie.

Et J’y suis !

Les autres soldats acheminent le matériel au-delà des barbelés. Cette crique possède plusieurs petites plages et celle où nous avons débarqué a été rapidement maîtrisée. J’ai eu beaucoup chance : ma barge était une des dernières à arriver de la première vague ; ainsi quand je débarquai, d’autres avaient déjà essuyé le tir des premières mitrailleuses et les avait fait taire pour que nous puissions débarquer tranquillement les armes et le matériel radio.  Je laisse mes camarades s’accomplir dans cette tache sous la pluie de balles, estimant qu’étant né dans cette région, et en proie à une vive émotion, je bénéficie légitimement d’une faveur. Assis donc à l’écart, j’observe en cachette ces hommes s’agitant pour mener à bien leur mission.

Leur travail n’est malgré tout pas sans danger, car bien que les mitrailleuses se soient tues depuis déjà un bon moment, des tireurs isolés, du haut d’une falaise, continuent à faire des victimes parmi nos hommes. J’en vois encore qui tombent à quelques mètres de ma cachette. Je tente enfin tranquille de calmer ma respiration et de fermer les yeux. Le contrecoup de la fatigue que nous avons connue depuis quelques heures et la tension nerveuse à laquelle nous avons été soumis m’enivrent un petit peu.

Une légère mélancolie somnolente me prit. Je m’étais promis de ne revenir en France qu’avec Jenny, my american pretty girl, mais le sort en a décidé autrement ; et en guise de Jenny je suis accompagné de milliers de soldats, américains et britanniques principalement.

Mais finalement peu importe, et à présent que je suis là je compte bien un peu profiter de ma région d’enfance. Ne rien reconnaître de cette région dont j’ai tant rêvée me plonge dans une nostalgie et j’ai l’impression d’avoir débarqué sur une terre qui m’est complètement inconnue. Pourtant je m’y sens bien et compte bien y rester un peu avant de me réembarquer pour les USA. Je prends dans mes mains un petit peu d’eau de mer restée dans un trou du rocher à proximité de ma cachette. Je la porte à ma bouche sans l’avaler mais juste pour en sentir le goût piquant sur mes lèvres. Se rappeler ces baignades interminables après lesquelles tous les aliments semblent avoir pris le goût du sel de la mer.

Il est certain que si tous ces soldats n’étaient pas là, je retournerais pêcher avec ma vielle canne à moulinet. Peut-être même rechercherais-je Martine, comme autrefois quand je tentais de la séduire en pêchant et en plongeant des rochers les plus hauts, elle, cette femme âgée de quatre ans de plus que moi. Martine, où es-tu ? Peut être est-elle décédée depuis le temps. Ou alors mariée et partie loin d’ici ; elle aussi, loin de sa terre d’enfance… Elle a pu aussi rencontrer pendant l’occupation un de ces nombreux soldats allemands et lui trouver suffisamment de charme pour en tomber amoureuse… Peut-être même lui donner un enfant.

Je délire. De toute façon, il est impossible de partir maintenant à la recherche de quiconque. Il est même tout simplement impossible d’aller faire une partie de pêche au bout de la jetée puisque je ne pourrais pas sortir de ma cachette sans être immédiatement pris par un des sergents qui distribuent le travail. Je reste donc assis ici pendant des heures, sentant peu à peu une quiétude inhabituelle m’envahir. Ce n’est nullement une intention de déserter ou de fuir la guerre, mais juste une volonté de me reposer sur ces rochers que j’ai tant attendu de revoir.

Les mitrailleuses ennemies se remettent à cracher dans leurs bruits incessants. Ce n’est pas l’heure de sortir.

J’ai enfin trouvé une position où ma tête repose sur une pierre lisse comme sur un coussin. La petite ivresse du repos et du calme après l’effort mêlée à la peur s’installent et me privent de toute volonté d’efforts. Et le sommeil guettant brouille bientôt plus mon regard que la fumée des armes et la poussière du combat. De ma place je ne distingue plus que des bottes courant dans tous les sens, d’une façon à la fois rapide et désorganisée. Je n’entends plus les ordres criés. Le bruit des mitrailleuses au loin se confond et s’assourdit avec les gémissements des blessés qui sont à quelques pas de moi. Ce brouhaha lointain est ponctué par des rafales isolées ou par les balles sifflant près de moi.

Je n’aurais pas du finir ma flasque de whisky si vite. Je sais maintenant que je ne repartirai pas avec les autres. Mes muscles sont complètement détendus et l’alcool a ralenti mes idées et définitivement anéanti dans mon esprit courage et volonté. Je sens ma tête basculer à chaque fois que je tente un mouvement. Je ne parviens pas à gommer de mon visage le petit sourire qui vient si facilement quand on sent l’alcool monter à la tête, et j’arrive, après  ces jours d’angoisse et de tension, à prendre la guerre avec une certaine distance. Non pas que son issue me soit indifférente mais je laisse mes vaillants camarades remplir leur mission et leur souhaite bien du courage. Je sens mes jambes aussi inefficaces que mon cerveau ; je lèche le goulot de ma flasque pour en récupérer les dernières gouttes.

Je m’interroge à peine sur les raisons de mes bâillements et pourquoi j’entends de moins en moins les mitrailleuses allemandes. Je ne m’explique pas plus l’épaississement progressif et rapide du brouillard. Ma respiration se ralentit encore trouvant son propre rythme loin de la confusion des bottes de plus en plus lointaines. Les cris des sous officiers près de moi ont cessé. Je ne sais plus si les bruits que j’entends proviennent des mouettes, des blessés ou simplement du fond de mon imagination.

Je tente de m’endormir comme un enfant dans les bras de sa mère. Mer, sable et vent consolez moi, je me sens comme un enfant fatigué. Quand est-ce que je m’installerai avec Jenny dans une petite maison normande ? Dans quelle maison élèverons-nous nos enfants ? Pourquoi ai-je la curieuse impression  que ces projets resteront des rêves. Normandie, sais-tu qu’un enfant peut être heureux de mourir s’il meurt sur tes plages ?

Je pense quelques secondes à Jenny qui serait amusée de me voir ivre à somnoler sur une plage pendant que les autres, eux travaillent, au risque de se faire tuer. Des heures passent. J’arrive maintenant à entendre le vent frapper les rochers et je commence à me demander si tous les soldats ne sont pas partis. Ils auraient été très rapides mais je n’ai aucune idée du temps depuis lequel je suis caché ici. Je n’arrive de toute façon pas à réfléchir plus de quelques secondes à la même idée. Cette sensation me fait sourire faiblement. Une légère angoisse se mêle à ma quiétude. Je me sens soudainement très seul sur l’immensité de cette plage Je me demande doucement ce qui pourrait me sortir de ma torpeur ; qui pourrait venir me réveiller et me ramener à la réalité. Mais cette idée ne m’obsède pas. Je me sens bien et ça m’est égal.

Je rouvre les yeux et aperçois près de la pierre sur laquelle repose ma tête une flaque rouge. Je souris. Quel bonheur de te retrouver, terre natale, belle Normandie ! Je sens que le ciel se couvre ; il y aura certainement de l’orage, ce soir. Je prends une grande inspiration et finis par m’endormir.

Jenny restera sans nouvelle de son mari.

Jamais l’armée américaine ni les associations d’anciens combattants ne pourront lui fournir d’éléments précis sur sa mort.

Le régiment de la 29ème division qui devait soutenir l’unité d’élite de la 1ère division n’avait jamais combattu.

Omaha Beach est la plage du débarquement de Normandie qui a provoqué le plus lourd bilan des pertes du Jour J.

Plus de mille Américains sont tués et deux milles blessés sur Omaha, quatre-vingt-dix pour-cents des hommes la première vague étant tués ou blessés. L’histoire retient le surnom de « Bloody Omaha » (Omaha, la sanglante).

J5 Zarzis « Carrelage quand tu nous tiens !! »


2010
05.18

Hello!!

Je vous ai laissés ce matin pour la thalassothérapie, ce fut hammam, enveloppement aux algues, manucure pour les filles et encore massages!! Bisousnours et maman n’ont pas été gatés aujourd’hui contrairement à Kikou qui a eu la meilleure masseuse.

Repas pris vers 14h au bar de la piscine, puis visite du chantier, point sur plomberie et électricité puis à nouveau carrelage, le choix s’affine mais il faudra une nouvelle visite au magasin demain!

Vous n’aurez pas de photos ce jour, l’appareil n’avait plus de batterie et l’article sera court car Chouchou m’attend pour la chicha dans « 25 secondes tunisiennes!! »

Vous nous manquez beaucoup!

Gros bisous!

PS: C’est fini, je n’ai plus de tresses…

Beslema

J4 Zarzis « Carrelage, Carrelage… »


2010
05.18

Minute Lala, voici l’article pour la journée d’hier !!

Le programme en a été modifié, initialement nous devions aller voir les carreaux le matin et thalasso l’après-midi… Mais ici, nous ne pouvons pas toujours choisir, les tunisiens avaient décidé que les carreaux ce serait pour lundi 14H30, nous avons donc annulé notre thalasso, nous irons mercredi matin à la place ! La journée commença par la plage, bronzage, transat, lecture pour certains, moi j’ai commencé à apprendre l’arabe avec Mohamed (encore un autre !!), lui il est là pour louer des jet ski aux touristes ! Tout avait bien commencé mais comme il y a toujours un  mais… je n’ai pas bronzé mais cramé, à tel point que j’hurle dès que l’on m’effleure les épaules…

Nous avons mangé dans le petit resto de notre Giktis préféré !!! J’ai tenté le cheeseburger… décevant, il n’y a que le nom qui ressemblait à quelque chose !

Barbie et Bisounours sont restés sur des valeurs sures de la Tunisie : brik au thon et salade mechouia !!

A 14h, Ghouma est venu nous chercher à l’hôtel, direction les magasins de carreaux, le choix est quasi impossible, maman ne trouve pas ce qu’elle veut… Elle veut du carrelage tunisien, pas du moderne et ici on s’est mis au moderne… Du coup peu de choix de carrelage traditionnel… Seule Pauline a flashé sur le carrelage qui éblouira sa future salle de bain… Voici les photos des premiers choix !!

Le sol de ma salle de bain

Les sols de nos futures terrasses seont ainsi...

La salle de bain des parents sera une composition de Mohamed avec ces carreaux "pur Tunisie"

Lala, je t’ai choisi le carrelage de ta salle de bain, il est magnifique et j’espère qu’il te plaira. Il s’agit du carrelage Malouf, une très belle pièce utilisée dans de nombreux palais dans toute la Tunisie !!

Alors, Lala ce carrelage Malouf tu le trouves comment?

Retour au magasin de Mohamed (le promoteur, avec maman on le surnomme le « beau gosse » c’est vrai qu’il a beaucoup de classe !) pour encore un peu de négociation…

Retour à l’hôtel, Cherdine allias Guy Franck (voyez-vous la ressemblance ?) nous raccompagne et là terreur générale, nous avons très peur de l’accident, d’autant qu’ici les voitures ne sont pas aussi sécurisées qu’en France (pas de ceinture de sécurité, pas d’airbag, et surtout pas de siège bébé !!! son petit cousin de 6 mois conduisait… sur ses genoux !!!!) Ouf, nous sommes entiers !

Cherdine allias Guy Franck et son petit cousin conduisent...

Apéritif au bar de l’hôtel pour apprécier les mélodies du pianiste puis diner de plus en plus décevant, le buffet n’est pas digne d’un 4**** nous ferons avec, bientôt Lala nous cuisinera de bons petits plats dans notre maison berbère !!!

Soirée à admirer les photos des carrelages sur le bijou avant de retourner au magasin demain ! Puis thé à la menthe au Café More. Je pars me coucher avec les parents car en plus d’avoir mal aux coups de soleil je ne veux pas m’endormir après Bisounours pour ne pas entendre les ronflements… Raté, la nuit a été difficile, je sais qu’il n’y peut rien mais c’est dur de dormir dans ces conditions!!

Réveil à 8H, petit déjeuner, et en attendant ma thalasso je vous informe de nos dernières aventures !

Gros bisous

PS : mes tresses se défont une à une… Elles savent mieux faire à LYON, je vais aller crier avec Bisounours pour les refaire, mais cela implique que je libère au moins une après-midi dans mon agenda overbooké !!!!

Un petit poulain est né !


2010
05.17

La vie aux Bordes n’est pas aussi enviable à la vie à Zarzis, mais nous avons quand même passé de bons moments ce week end grâce à la naissance du petit poulain de Marion.

Marion est mon amie d’équitation, elle a décidé en juin dernier de faire pouliner sa jument Kismie. Et plus de 11 mois plus tard, le petit poulain est né. Nous l’attendions depuis plusieurs jours déjà puisque le terme était normalement le 4 mai… Mais bon, chez les chevaux, il n’y a pas de « déclenchement » et il est assez courant que les premiers poulains restent au chaud un peu plus que les 11 mois prévus !!

Donc samedi 15 entre 5h30 et 7h, Kismie a mis au monde son petit poulain, sans aucune aide humaine. En fait, il y avait bien quelqu’un qui veillait pour la naissance, mais la jument, caractérielle il faut bien le dire, a décidé de faire naître son poulain entre deux réveils de la stagiaire veilleuse. Autant vous dire qu’elle a été très surprise lorsqu’à son réveil à 7 heures, elle a aperçu une deuxième petite tête dans le pré !

Le premier jour du poulain !

Pour plus de détails : c’est un mâle, il est alzan (marron roux clair pour les novices, comme Lolita d’ailleurs), il est haut chaussé avec 4 balzanes blanches (comme des chaussettes hautes sur les pattes). Déjà après quelques heures sur terre, il était drôlement vif, il courait derrière sa mère qui ne le lâchait pas d’un « sabot » !

Pour le moment, Marion réfléchit à un nom. Autre différence par rapport à nous, pas besoin de se presser pour déclarer une naissance : pour les chevaux, la déclaration doit se faire au maximum dans les 15 premiers jours suivant la naissance. Alors, pas d’urgence, il faut bien réfléchir car le nom de votre cheval sera d’ici quelques années associé à votre nom et prénom lors de la présentation en concours… Il faut donc un nom pas trop difficile à prononcer et puis un nom qui fasse son effet quand même… Le père de Marion proposait Atchoum ! Mais çà craint !!! Imaginez, vous entrez sur le terrain de concours pour gagner un parcours de saut d’obstacles (1m15-1m20!) et là, le jury annonce au micro devant des centaines de spectateurs : « Marion Fraisse vous présente Atchoum « !!!! On est pas au cirque !!! Bon même si elle n’en est encore pas là, il faut y penser… voire rêver !lol

Vous savez qu'un poulain à la naissance ne peut pas brouter debout ? Il a les pattes trop longues ! Heureusement, il tête le lait de sa maman !

Pour connaître les  prénoms en lice, je vous laisse cliquer sur ce lien : Comment s’appellera ce poulain ?!

En supplément, une petite photo de Lala avec le poulain en fond !

Pas mal le cadrage de la photo !



Gros bisous et à bientôt !

J3 Zarzis « C’est quoi le fruit du palmier?? »


2010
05.17

Hello les groseilles !!!

Que d’aventures aujourd’hui !!!  Je vous ai laissés hier pour aller dormir, dormir étant un bien grand mot, il faut oublier les ronflements du Bisounours, j’étais même prête à rejoindre les canapés de la réception pour échapper à tout ce vacarme !

La nuit fut donc courte d’autant que j’ai eu peur de rater le petit déjeuner et j’ai crié « C’est l’heure » mais il n’était que 8H30 ! Le soleil se lève très tôt ici…

Nous nous sommes séparés en 2 groupes : Bisousnours, abandonné, est parti travailler sur le chantier pour les « faire bouger un peu » et en 2 heures il a réglé de nombreux détails ! Il est trop fort notre Bisousnours ! Kikou et Barbie sont parties à la plage, trop de vent en bord de mer, ce sera donc transat, piscine mais… Aïe il fait trop chaud et l’eau est trop froide !!! Et là c’est le drame… Remake de « la dent de la mère » !!! Elle a avalé sa dent en céramique au petit déj, il ne reste plus que le pivot en métal ! Je propose de mettre un bout de coton, mais maman préfère prendre rendez-vous chez son dentiste en rentrant !

Vers 12H30, nous nous retrouvons au Giktis, tu te souviens mon Tino ?? Non maman, il ne s’appelle pas le « Gipsy ! ».

Piscine du Giktis

En fait c’est l’hôtel voisin et ils ont un petit resto génial, poisson grillé pour Kikou, agneau grillé pour maman et complet mergez pour Bisousnours.

Rassasiés, nous partons saluer les amis du Giktis, en effet, ici les parents Groseilles sont connus comme le loup blanc ! Petite balade au soleil (je suis cramée !!! et on ose encore me traiter de fromage ! je ne pourrais jamais leur faire croire que je suis tunisienne, par contre tout le monde croit que maman est kabil peut-être en raison de sa chevelure…)

La petite boutique du Giktis

Petit thé en terrasse pour à nouveau profiter du soleil!!!

Si ça c'est pas avoir la belle vie, alors j'y connais rien!!

Après toutes ces émotions, nous décidons de nous offrir un peu de relaxation, nous choisirons un forfait thalasso sur 4 jours !! Aujourd’hui nous avons eu Hamam, gommage, enveloppement aux algues puis massage d’une heure !! le pied… Nous ne savons pas ce qu’il s’est passé dans la cabine de Bisounours mais il veut impérativement la même masseuse demain !!! En fait il a eu peur car le gommage a été fait par un homme, si le massage l’avait été il en aurait demandé le remboursement !! En parlant de prix, il m’a fallu négocier et j’ai obtenu 90 dinars de rabais, c’est-à-dire que pour 3 personnes, 3 heures de soin pendant quatre jours nous paierons 660 dinars ! Le rendez-vous est pris pour lundi, mardi et jeudi à 16h30 pour d’autres massages, soins du visage, manucure… Nous n’irons pas mercredi car j’ai un rendez-vous galant à 16h, un chameau devrait m’attendre devant l’hôtel pour deux heures de balade dans les champs d’oliviers !

Voici une photo d’un autre de mes amis rencontré en chemin!!

Tout recouverts d’huile de massage Kikou et Bisousnours partent faire un plongeon pendant que Barbie rentre tranquillement prendre son bain ! Retrouvailles pour l’apéro au bar, (j’ai encore perdu la carte de paiement alors que je voulais les inviter… finalement je la retrouve mais le résultat est là il reste 92 dinars sur la mienne et seulement 45 sur celle des parents !) non ce n’est toujours pas une ruse !

Le diner a encore été décevant ce soir… Heureusement nous ne sommes qu’en demi-pension ! Ce soir tout plein de nouveaux touristes ont envahi la Tunisie et se jettent sur le buffet, la dégaine de certains nous a fait rire et j’ai fait une promesse à maman, je ne les laisserai jamais devenir comme ça ! Les nouveaux touristes sont d’un âge quelque peu avancé, nous n’avons donc pas traîné au resto car « ça fout le cafard » à Bisousnours !

Nous vous écrivons depuis le bar où un pianiste nous joue de belles mélodies, nous pensons bien à toi Bertrand !!

Vous vous demandez peut-être ce que signifie le titre de l’article « C’est quoi le fruit du palmier ? » En réalité, il s’agit d’une simple question posée à midi et ce fut un fou rire général… on se moque de moi ! En désespoir de cause j’appelle Tino pour qu’il me le dise ! Voulez-vous sa réponse ! « Ben la noix de coco ! » Ouf je suis sauvée, je ne suis pas la seule inculte de la famille !

alors vous savez vous quel est le fruit du palmier???

Je pars à la soirée Hit-parade, j’ai choisi les chansons qui attireront le plus de monde sur la piste de danse et vu la nouvelle moyenne d’âge le choix s’est porté sur « Alexandrie, Alexandra » avant les Black Eye peas !!

Bisous à vous, nous pensons beaucoup à nos groseilles manquantes qui nous manquent…

Ps : Lala, tu n’es pas dispensée d’écrire de longs articles sur le blog, désolée pour les fautes mais c’est dur de taper vite sur les bijoux !! Le suspense n’a pas été long nous pensons que ton nouvel ami est un bébé cheval ! A demain pour de nouvelles aventures !

J2 à Zarzis


2010
05.16

Coucou les petites groseilles!!!

Pas de panique, nous allons tout vous révéler!!! Je vous ai laissés hier soir sans photo car je ne savais pas les télécharger mais Bisousnours m’a montré, vous allez donc pouvoir admirer Zarzis!!

Avant de vous parler de la journée d’aujourd’hui 15 mai 2010, revenons sur quelques faits datant d’hier!! Voulez vous connaître la dernière bêtise du Kikou?? Décidée à m’acheter des bonbons à l’aéroport (pas uniquement parce que je les aime mais surtout pour le décollage! lol) je tente mon code de carte bleue, une fois, deux fois puis le trou noir… il ne me reste plus qu’UN essai… J’appelle les parents à la rescousse et me torture l’esprit pour retrouver ce fichu code (noté nulle part dans le portable sinon c’est pas drôle…) Arrivée à l’hôtel j’ai comme une illumination et veux essayer mais la machine dit « REFUSE » avant même que je tente de le taper… Les parents demandent pour moi une carte qu’ils rechargent de 100 dinars pour payer tous les extras de l’hôtel puis me donnent un peu de liquide et me paient ce dont j’ai besoin, nous voilà repartis pour un nouveau tableau excel!!!

Comme promis je vous montre une photo de notre bel hôtel, de style berbère dont maman va s’inspirer pour la décoration de la maison… En parlant de maison, nous y reviendrons!!!

le bar de l'hôtel depuis lequel je vous écris

Je vous ai laissés hier soir pour me rendre à la soirée Fakir, rien d’extraordinaire je vous assure!!! puis je pensais pouvoir danser à la discothèque de l’hôtel mais la moyenne d’âge m’a vite fait fuir et j’ai fianlement rejoins morphée à 23h après mon petit coca light du soir!!

Aujourd’hui, samedi 15 mai, réveil à 7H45, préparation puis petit déjeuner très copieux à l’hôtel, en fait c’est un buffet, large choix de petits pains, crêpes, œufs, tomates…

Le soleil est au rendez vous, il fait beau, il fait chaud, j’aime ce climat!!! Regardez le ciel sur les photos suivantes!!!

A 9h pétantes, notre chauffeur Ghouma nous attend dans le hall de l’hôtel pour nous conduire dans notre belle résidence secondaire… Barbie allias maman a encore fait des siennes, nous allons voir le chantier de notre future demeure et elle ne trouve rien de mieux que mettre des tongues à talons!! Je vous laisse imaginer que dans les escaliers non construits, elle a dû les enlever mais il parait que « pieds nus ça accroche mieux ».

Notre maison… est moins avancée que ce que nous espérions, les travaux ont pris du retard en raison d’un fil électrique qui traverse toujours notre maison, et EDF, ici pour qu’il se bougent, il en faut!!! Au secours Bertrand nous avons besoin de toi!!! Selon Mohamed le promoteur (car ici tout le monde s’appelle Mohamed !) a promis que le problème serait réglé dans la semaine, nous viendrons vérifier tous les jours et s’il le faut: « un bout coup de sécateur les fera peut-être bouger!!! », dixit Rémi.

La maison

La chambre du Tino à gauche et le minaret

Les chambres de Lala et Kikou

Rémi va discuter de tous les détails à revoir pendant que Kikou et maman font bronzette!! d’ailleurs il faudra nous munir d’insecticides, les fourmis sont énormes ici, et oui nous avons eu le temps de les observer!!

Voici mon nouvel ami et notre nouveau voisin, dromadaire ou chameau???

Il vous plaît le patio??? Manque encore le palmier!

La vue qu'auront maman, Bisousnours et Tino depuis leurs terrasses!!!

Nous repartons en direction du bureau du promoteur pour régler encore quelques points, maman et Kikou en profitent pour faire un peu de shopping!!! et un sac guess, une paire de lunettes Dior et quelques cartes postales plus tard, nous sommes affamés, direction un resto typique en bord de mer et là ce sera dorade grillée au menu pour les filles et agneau grillé pour Bisousnours agrémenté de frites, de salade et de soupe tunisienne!!! puis le fameux thé à la menthe pour finir.

Nous nous dirigeons ensuite à la Palmeraie, le premier des lotissements construit par le promoteur et visitons une maison pour piquer des idées de carrelage, en effet notre choix se fera lundi avec Noura!

Puis retour à l’hôtel dans l’optique de s’offrir un peu de détente, bronzage, puis saut dans la piscine (chauffée bien sûr). Le seul problème, dixit maman, c’est qu’on « est mouillé quand on sort! »

Petit thé à la menthe offert à Kikou et Bisousnours par Nourdine (maman a préféré se faire les ongles des pieds!). Nourdine, déçu de ne pas voir notre Tino et le reste des Groseilles, a même demandé à Rémi de ne pas payer l’hôtel à Tino la prochaine fois, juste le vol, il ira vivre chez lui à la tunisienne, j’en connais un qui va être ravi!

Depuis notre arrivée j’ai une idée en tête, je VEUX des tresses! Passage par le salon de coiffure de l’hôtel, Bisousnours veut juste une coupe, il en aura pour 2H en deux fois et demandera au coiffeur s’il n’est pas plutôt boucher!!! Imaginez le temps qu’il a fallu pour les tresses!!! Mais le résultat est quand même là, espérons que ça tiendra jusqu’au mariage de Morgane samedi prochain!!!

Dîner in extremis car le buffet ferme à 21H30 et que la coiffure s’est terminée à 21H, le buffet était moins bon ce soir, nous verrons ce que ça donne demain. Maman file se coucher alors que Bisousnours et Kikou vont affronter les problèmes de wifi pour vous informer de nos aventures !!

Nous rencontrons Chouchou dont je vous ai parlé hier au bar de l’hôtel, il me trouve très belle ce soir et se serait bien marié avec moi, s’il ne l’avait pas été depuis 3 semaines, proposant même 1000 chameaux à Bisousnours. Il nous propose le thé à la menthe et demande de payer, je lui réponds « quoi!!! Je vaux 1000 chameaux et même pas tu m’offres le thé à la menthe ». Voilà 6 dinars d’économisés!!!

Chouchou et Kikou

Je crois avoir bien rattrapé notre retard, n’est ce pas Lala? Il est minuit nous allons nous coucher et demain ce sera journée PLAGE!!!

Bisous à tous